Grève le Mardi 18 Mars

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En effet, c’est dans la rue que ça se passera ! 

notre Fédération FO-SPS appelle à la grève et aux manifestations interprofessionnelles. Les attentes légitimes sont grandes et ce n’est pas faute de l’expliquer publiquement… Mais il arrive un moment où la parole ne suffit plus : Nous y sommes ! Rendez-vous donc le mardi 18 mars prochain TOUS ENSEMBLE pour cette journée qui constituera un point d’appui considérable pour exprimer nos revendications et établir le rapport de force pour en obtenir la satisfaction !!!

(Voir le préavis de grève national qui couvre nos actions pour mardi 18 mars et le courrier de JC MAILLY au Premier Ministre)

PREAVIS GREVE 180314 ADRESSE A MARYLISE LEBRANCHU

Connaître ses droits

« Les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement, l’indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire. »
« Le montant du traitement est fixé en fonction du grade de l’agent et de l’échelon auquel il est parvenu, ou de l’emploi auquel il a été nommé. »

Ces deux alinéas de l’article 20 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires constituent le socle unique de la grille indiciaire pour l’ensemble des fonctionnaires. Après, tout reste réellement à faire. Malgré notre combat quotidien se traduisant dans les faits par de notables avancées, force est de constater que les attentes légitimes des agents en matière de recrutement, d’avancement et de rémunération, ne sont pas complètement satisfaites.

Bien souvent, les collègues ont le sentiment que leur avancement est automatique, naturel. Il n’en est rien ! Sans l’action permanente des représentants syndicaux, bien des droits seraient remis en cause, des acquis supprimés.

N’hésitez pas à contacter les délégués FO

Les délégués Force Ouvrière sont à votre service:

  • Pour une demande d’audience auprès du chef de service.
  • Dans le cadre d’une procédure disciplinaire, en accompagnant l’agent lors d’un ou des entretien(s) avec sa hiérarchie ou de la consultation de son dossier, ils peuvent assurer aussi la défense de l’agent devant le Conseil de discipline.
  • Ils sont aussi présents sur le terrain pour informer les agents des modifications statutaires en cours, leur faire part des revendications défendues par leur syndicat. Pour ce faire, ils peuvent distribuer des tracts, organiser des réunions d’informations ou rencontrer les agents en dehors des heures de travail.
  • Vous pouvez également les contacter, par exemple lors d’une réorganisation de votre service, en cas de difficultés avant une procédure disciplinaire ou sur un problème ponctuel.

Un renseignement, une intervention
Tel : 01 43 47 84 54
syndicat.fo@paris.fr

La culture de proximité est en danger !

Un gouffre entre les discours politiques et les choix budgétaires réels.

Restructuration et mutualisation sont les deux mots clés qui définissent la politique de la Ville de Paris et de la Direction des Affaires Culturelles.

A titre d’exemple, depuis 2009, la Ville de Paris organise le festival littéraire Paris « en toutes lettres ». mais avec des financements par le biais d’une association qui a assuré l’édition de brochures luxueuses, alors que les budgets « animation » sont en décroissance !

Il faut que cesse l’obstination de la Ville de Paris de privilégier l’événementiel au détriment du service public quotidien auprès des parisiens. Actuellement, ce sont les personnels qui voient leurs conditions de travail se détériorer, qui doivent faire face aux dysfonctionnements, ralentissements, blocages, qui doivent assumer auprès des usagers les choix de la Mairie en terme d’économie budgétaire.

Les personnels des bibliothèques de la Ville de Paris réaffirment leur désir et volonté de défendre  une politique de lecture publique dynamique et de proximité aux services de tous les publics.

Ne nous y trompons pas : la DAC utilise la tactique du salami : découpant par petites tranches l’existant en l’étalant sur la durée, le tout sans qu’il y ait eu un vrai débat sur la place de la lecture publique et la valeur du réseau des bibliothèques parisiennes !  F.O appelle les personnels des bibliothèques à se mobiliser contre cette décision qui préfigure d’autres « transferts » et reconfigurations !

C’est la mise en place d’une nouvelle organisation du réseau où les bibliothèques n’auront pas la même valeur et dont l’entité ne sera plus l’établissement mais le secteur.

Cette restructuration aurait pour but une nouvelle organisation du travail à l’intérieur du réseau. Elle s’appuierait sur une mutualisation des personnels, une mutualisation des moyens, une mutualisation des collections avec des moyens de contrôle plus grands (Chronosgestor, quatre secteurs avec quatre « Super- Chefs »).

Le devenir du SDE n’est toujours pas défini. Ce ne sont pas les informations fluctuantes voire contradictoires, notamment sur les effectifs et les missions, qui sauraient nous rassurer. Il ne vous a pas échappé que l’ancien responsable du SDE a été «placardisé» à l’insu de son plein gré à compter du premier octobre 2013, après un long règne où le nombre d’agents est passé de 120 à 82. Sa mission était-elle achevée ?

Une mutualisation des personnels, c’est: 

  • la possibilité du déplacement d’un agent sur plusieurs sites d’un même secteur.
  • Une organisation des congés dépendant de plusieurs établissements.

L’objectif probable étant une réduction des personnels et un fonctionnement à flux tendu, le rôle des « super- chefs » étant d’organiser ces mouvements.

Une mutualisation des moyens, c’est :

  • des amplitudes d’horaires variables (les petites bibliothèques pourraient ouvrir moins, pour que les grandes puissent éventuellement ouvrir plus tard, ce que préfigure déjà le projet de fusion Vaugirard/ Yourcenar)
  • Des quotas par genre pour la constitution des collections ?

Contre tous ces projets dangereux. Pour nos conditions de travail et un service public de proximité de qualité que nous défendons chaque jour : c’est maintenant qu’ils faut se mobiliser !

Un renseignement, une intervention
Tel : 01 43 47 84 54
syndicat.fo@paris.fr

De la précarité, à la Ville de Paris, comme ailleurs

Il n’y a pas si longtemps, lors des pourparlers sur la précarité dans la fonction publique et territoriale, ravivant le souvenir d’une lointaine promesse électorale du candidat Sarkozy, le Ministre Georges Tron promettait de régulariser les « sans statuts » de la Fonction Publique. Effet d’annonce. Le cadre réglementaire est tellement étroit qu’il désigne peu d’élus. Mais pour le Ministre, ce n’est pas le monde tel qu’il est qui importe. C’est sa représentation médiatique, télévisuelle et préélectorale. Donner l’impression de prendre en considération le problème des précaires, cela suffira bien!

Depuis, François Hollande a gagné les élections en s’appuyant sur un électorat dont, toute cette population de salariés précaires fait vraisemblablement partie. Où en est on aujourd’hui? Les choses ont elles évolué?

L’Aménagement des Rythmes Educatifs (A.R.E) n’est elle pas un nouveau dispositif à fabriquer une précarité dont les victimes ne sortiront qu’en fuyant la fonction publique?


Ces « mal logés » de la fonction publique, qui sont ils? que vivent ils au quotidien? Il est temps de faire le point sur le système de la vacation! :

Qui sont-ils?

Retour à l’histoire. Depuis quelques décennies, on voit apparaître la vacation, le travail à l’heure et sans contrat, pour pallier les caprices de l’organisation, grâce à l’emploi d’agents privés de droits.

Dans le secteur de l’enseignement ou de l’éducation par exemple, on a présenté ces heures comme des heures supplémentaires proposées à des personnes ayant déjà un emploi. Mais rapidement, on a distribué la vacation à tout va, sans plus proposer d’emploi contractuel, et nombreux sont les vacataires qui n’ont finalement plus disposé que de leurs ex-heures supplémentaires pour vivre.

Aujourd’hui, par milliers, des agents sont employés, parfois jusqu’au plein temps, comme vacataires. La vacation est devenue un système organisé sur lequel repose une grande partie de l’activité des services publics. Le vacataire n’a pas de vrai contrat de travail. Il peut être limogé sans indemnité après vingt ans de service, même s’il a été employé vingt ans au même poste, au même endroit, à faire le même travail. Est-ce possible ?

À Paris, il s’agit d’au moins 15.000 agents. Notre employeur public mesure l’avantage d’employer les sans droits : le précaire doit se taire. Il est l’élément de construction d’une gestion facile des ressources humaines, au détriment du droit moral et du droit tout court. Il est l’angle mort des négociations actuelles, la face invisible du problème. Les sans-statuts de la fonction publique sont aussi et d’abord des sans-paroles, pratiquement impossibles à dénombrer. Nous souhaitons faire connaître leur situation. D’abord parce qu’elle est humainement inacceptable, ensuite parce qu’elle représente une masse invisible considérable. À tenir au secret des sans-droits, c’est à terme le droit du travail et le statut de la fonction publique qui n’auront plus lieu d’être.

Nous voulons donc d’abord analyser et qualifier le problème : un agent sur six à la Ville de Paris est un précaire, preuve d’une volonté délibérée de constituer un réservoir de sans-droit et de les exploiter de manière méthodique et rationnelle. Nous voulons montrer que le travail sans statut s’est progressivement massifié, puis se généralise. Nous avons voulu écouter et interroger les précaires eux-mêmes pour les faire parler de leur situation. Bref, nous voulons savoir.

Voici la liste des non-droits :

pas de prime d’aide à la mutuelle, pas de convention collective, pas de comité d’entreprise, pas de carte de cantine, pas de droit individuel à la formation, pas de visite médicale, pas d’arrêt de maladie, pas de médecin du travail, pas d’indemnités de fin de contrat, pas d’indemnités d’accident du travail, pas de tickets restaurant, pas de congés payés, pas de 1 % logement, un mois de retard pour le salaire, deux mois de retard pour les indemnités de chômage, pas d’inspection du travail, pas de tribunal des prud’hommes, pas de préavis de licenciement, pas de contrat de travail, pas d’obligation de justifier un licenciement, pas de prime en fin d’année, pas d’évolution de carrière, pas de possibilité de passer des concours internes, pas de droit de grève, pas de prise en compte des diplômes dans le salaire, pas de prise en compte de l’ancienneté, pas de reconnaissance sociale du métier d’agent du service public, pas d’existence en tant qu’agent du service public pour la ville, pas de visite médicale après plus de huit jours d’arrêt de maladie, pas de visite médicale à l’embauche, obligation de s’inscrire au chômage pendant les vacances, prime de transport très réduite, pas de cotisations à la retraite des cadres mêmes avec un indice de cadre, pas de droits aux œuvres sociales de la ville. Faut-il en dire encore ?

Il ne s’agit pas ici de s’en tenir à l’indignation face à l’Administration, lorsqu’elle devient l’instrument même du délitement de la fonction territoriale. Il s’agit d’agir. Aujourd’hui, l’acceptation résignée de l’intolérable, instauré sous la menace invisible d’une hiérarchie respectable qui fonctionne par atomisation des précaires, cette acceptation doit sortir de l’impasse du silence. Elle doit laisser la place au lien, au tissu humain des solidarités, à la construction de la relation fraternelle dans la revendication légitime autour d’un premier pas : la dénonciation effective du problème. Un collègue reçoit un simple coup de fil. On lui signifie de ne plus se présenter à son travail dès le lendemain après dix ans de service. Un autre agent se voit attendre plusieurs mois sans savoir si ses vacations seront reconduites.

Personnes jetables ou corvéables à merci !

Le vacataire est un précaire, entretenu comme tel et utilisé sans merci. Qu’un agent demande sa mutation et le précaire viendra le remplacer en attendant qu’un titulaire puisse prendre la place. Ce jour-là, le vacataire sera congédié sans indemnité. Il ne lui restera rien. 15 000 vacataires circulent, au bas mot, dans les couloirs de la Ville de Paris, sans horizon, sans avenir. Que faire ? Notre société n’est plus que l’ombre cathodique d’elle-même. Ne demeure que la version TF1 du monde, l’injonction paradoxale d’être heureux et libre dans un monde sans passé dans lequel ne saurait plus régner que le progrès, à l’infini.

L’indigent, le malade, l’handicapé, celui qui traverse un accident de l’existence, tous sont coupables ! C’est chacun pour soi, pourvu que demeure ce rêve frénétique d’un lendemain radieux qui n’a de vérité que dans un imaginaire leurrant, déconnecté, totalement impossible à rendre au réel. Que reste-t-il à l’être désincarné, captif, qui attends frénétiquement la nouvelle version du bonheur comme on attend la sortie d’un nouveau logiciel promettant l’impossible, comme le faisait déjà le précédent ?

Probablement rencontrera-t-il la fatigue. Croisera-t-il alors à son tour le mur de la précarité matérielle, affective, professionnelle, sociale, médicale etc. ? L’illusion aura fait son temps. Nous les précaires, sommes en avance sur notre temps. Nous incarnons la nouvelle définition du Travail porté par les architectes de la société. Nous représentons le signe avant-coureur d’une lame de fond qui emportera l’ancien droit du travail (Code du Travail et Statut de la fonction publique ) au profit d’une précarité institutionnalisée, au nom de la fin des temps, au nom de la toute puissance des nouvelles figures de l’hyper-modernité post-mondialisée : le travailleur chinois, brésilien ou indien dans son exploitation maximisée à l’extrême.

Sommes-nous tous devenus des athlètes olympiques du travail pour supporter des conditions aussi invraisemblables ? Devons-nous nous doper pour parvenir à incarner le nouveau travailleur hyper contemporain ?

Pour pouvoir prendre en main votre avenir.

Se syndiquer, c’est la volonté de ne pas rester seul(e) et isolé(e) mais d’être acteur de son avenir professionnel et social en prenant les choses en main, on a toujours raison de se syndiquer.

Se syndiquer, c’est s’armer pour mieux se défendre.

Editorial de Jean Claude MAILLY daté du mercredi 5 février 2014

Le mouvement du 18 mars

Notre meeting du 29 janvier dernier, halle Freyssinet, a été un succès. On le doit en particulier aux délégations de militant(e)s venues de tout le territoire national. Près de 6.000 personnes étaient ainsi présentes.
Face à la dégradation de la situation économique et sociale j’ai, au nom du Bureau confédéral, rappelé les analyses, positions et revendications de Force Ouvrière, notamment en matière d’emploi, de salaire, de sécurité sociale et de services publics républicains.
La question du «pacte de responsabilité» étant au cœur de l’actualité et révélatrice de la politique économique et sociale suivie, elle a été également décortiquée, tant en termes de méthode que de contenu et de conséquences en matière de sécurité sociale.
Tout cela a conduit la Commission exécutive confédérale, unanime, à prendre des initiatives, que j’ai annoncées à la fin de mon discours.
«Vous l’avez constaté tout au long de mon discours, les urgences sont nombreuses et les solutions et les traitements de ces urgences sont à trouver et à organiser.
Face à la situation, aux revendications et attentes en matière de salaires, d’emploi, de sécurité sociale, de service public républicain, nous ne pouvons pas rester l’arme au pied.
Nous savons tous que les mobilisations interprofessionnelles ne s’improvisent pas, que les travailleurs peuvent hésiter, même si le mécontentement est profond. Mais il est aussi de notre responsabilité de leur donner des perspectives, de conjuguer la solidarité public/privé, de peser sur les événements, d’exprimer clairement le rapport de force.
J’évoquais tout à l’heure les risques qui pèsent sur la Sécurité sociale. Ces risques, les personnels les vivent déjà sur leurs salaires, leurs conditions de travail, leurs emplois. Ce n’est pas un hasard mais une nécessité si les cinq fédérations des personnels, dont Force Ouvrière, les appellent à la grève le 18 mars prochain.
Ils ont raison, la Sécurité sociale, celle des anciens, celle d’aujourd’hui et celle à garantir demain, mérite bien une grève.
Mais au-delà de la Sécurité sociale, ce que vous dites, ce que les salariés du public et du privé disent, tout ce que j’entends dans les visites d’entreprises ou d’administrations, c’est :

  •  nous voulons des augmentations de salaires;
  •  nous voulons des créations d’emplois en CDI ou statutaires;
  •  nous voulons de vrais services publics républicains.

Emploi, salaires, services publics, Sécurité sociale, voilà, mes chers camarades, ce que nous devons revendiquer, ce que nous devons défendre, ce que nous devons exiger.
Aujourd’hui, ça grogne.
Aujourd’hui, le changement est attendu.
Aujourd’hui, je l’ai déjà dit, la France est comme un volcan.

Notre rôle c’est aussi, une fois les revendications définies, de mettre en place les conditions pour obtenir satisfaction.
Nous savons toutes et tous que rien ne nous sera donné, que tout devra être arraché. Cela passe, certes, par la négociation, mais aussi par l’action, deux faces complémentaires du rapport de force.
C’est pourquoi, en ce 29 janvier 2014, au nom de la Commission exécutive confédérale unanime, nous avons décidé de faire du 18 mars une journée de rassemblements et de manifestations. Et nous sommes prêts à le faire avec d’autres organisations syndicales partageant les mêmes préoccupations.

Et je m’adresse aux autres syndicats aussi pour faire de ce 18 mars une journée de grève interprofessionnelle.
À Force Ouvrière, nous y sommes prêts.
À Force Ouvrière, nous sommes déterminés.
À Force Ouvrière, nous en avons déjà le mandat.
Lors de ses vœux, le président de la République a expliqué que, je le cite: “s’il n’y a pas de risque, il n’y a pas de possibilité de gain, de victoire et de réussite. Le risque, a-t-il ajouté, il s’appelle le mouvement, il doit être collectif”.
Alors oui, mes camarades, nous n’avons pas la même vision du risque et du mouvement collectif.
Pour nous, le mouvement collectif ce n’est pas un pacte austère d’unité nationale, mais l’action par la grève, les manifestations et les rassemblements.
C’est-à-dire l’expression libre et volontaire de ce que je continue à appeler la classe ouvrière. Celle dont Pierre Mauroy disait déjà, après les élections présidentielles de 2002, qu’elle avait été oubliée.
Alors mes chers camarades, repartez la tête haute, fiers de prendre nos responsabilités, montrez que vous voulez un vrai changement, exigez d’être respectés, allez convaincre vos collègues.» Il importe maintenant de tout mettre en œuvre pour préparer et réussir ce mouvement du mardi 18 mars.

Mardi 18 mars : la Sécurité Sociale vaut bien une grève

 

Des mesures ont été annoncées par le Président de la République lors de sa dernière conférence de presse ; entre autre : l’arrêt du financement des Allocations Familiales par les employeurs constitue une dégradation considérable de la situation des salariés et porterait un coup fatal à l’ensemble de la protection sociale.

 

D’ailleurs, Pierre Gattaz, président du MEDEF applaudit aux décisions annoncées le 14 janvier en ces termes : « La famille c’est 36 milliards d’euros qu’il faut transférer …. La maladie c’est aussi un poste qui pourrait être revu. Le Président de la République a parlé d’abus de la protection sociale. Là j’applaudis, il faut y aller. »

 

Tout le monde comprend qu’il faut donc dès maintenant porter un coup d’arrêt aux annonces qui ont été faites et empêcher que les employeurs cessent d’alimenter la caisse Allocations familiales en faisant reporter son financement sur l’ensemble des salariés.

 

Avec la confédération FO, les salariés disent « ce n’est pas à nous de payer leur crise ! « 

 

Notre meeting du 29 janvier dernier, halle Freyssinet, a été un succès. On le doit en particulier aux délégations de militant(e)s venues de tout le territoire national. Près de 6.000 personnes étaient ainsi présentes

 

Nous savons toutes et tous que rien ne nous sera donné, que tout devra être arraché. Cela passe, certes, par la négociation, mais aussi par l’action, deux faces complémentaires du rapport de force.  C’est pourquoi, en ce 29 janvier 2014, la Commission exécutive confédérale F.O unanime a décidé de faire du 18 mars une journée de rassemblements et de manifestations

 

Cela afin d’organiser une forte riposte syndicale qui doit permettre la rupture avec les politiques d’austérité et contre la casse annoncée de notre sécu, des caisses d’allocations familiales et des salaires.

 

En effet, si nos caisses de sécu ont été un vrai rempart contre la crise, elles se trouvent après nos retraites être dans la ligne de mire des libéraux et auxiliaires patronaux. Oui, pour les salariés et leurs familles, nous  devons organiser la défense de la sécurité sociale collective ainsi que pour nos salaires.

Grand Paris danger !

Paris Métropole

LOI nº 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles

 

LA CASSE DU SERVICE PUBLIC S’ACCENTUE !

 

Tous les jours, ce gouvernement comme son prédécesseur, diminue un peu plus les droits des citoyens en réduisant le champ de l’action publique… FO va tout mettre en œuvre pour que la Fonction Publique cesse d’être la variable d’ajustement d’une politique ultra-libérale ! 

 F O dénonce les récents désengagements de l’Etat, ce renforcement du mitage territorial et du «tout-urbain» par la création des métropoles au motif de « compétitivité », et cette organisation de la suppression progressive du Département et de l’échelon communal. Force Ouvrière s’inquiète également d’un éventuel pouvoir réglementaire d’adaptation aux régions.

 Pour Force Ouvrière, cette logique va entrainer un accroissement des inégalités et une différenciation du droit d’une région à l’autre, d’une métropole à l’autre. Elle remet en cause l’indivisibilité, la cohérence, la lisibilitè, l’unicité et, du coup, l’égalité républicaine, c’est-à-dire l’égalité de droit. L’austérité est désastreuse socialement, économiquement et démocratiquement. Faire des économies en bradant la République nest pas admissible

 A Paris, la constitution d’une intercommunalité à fiscalité propre unique rassemblant Paris et toutes les communes de la petite couronne, par fusion des dix-neuf intercommunalités existantes, vise à simplifier l’organisation administrative dès la mise en place de la mission de préfiguration.

 Concernant la logique de fonctionnement dun EP, pour l’avoir observé au niveau national avec des camarades F.O, les effets à craindre:

Une course effrénée aux ressources propres. Une accélération de l’autonomie (concurrence entre services). Le recours accru à l’externalisation (moins disant budgétaire et social). Des équipes peu associées aux orientations stratégiques et aux programmations. Une augmentation réelle de la charge de travail dans les services assortie de réductions d’effectifs. Obsession des chiffres et du « reporting« . Logique comptable de la performance financière. Règlements d’établissement « maison« .

Pour F.O, c’est NON !!!

 On a déjà donné : le CRECEP (ex-laboratoire des eaux de la Ville), les musées de la Ville de Paris, le centre de santé Saint Marcel ont déjà subi ce type de transformations !

 On connaît ceux qui vont tirer un bénéfice de ces opérations :

le futur directeur de l’EP et une ptite poignée d’heureux « chargés de mission » ; pour le reste du millier d’agents : ils vont servir de « variable d’ajustement« 

 pour les agents de la Ville ou du Département de Paris, si vous êtes dans le périmètre des « services dintérêts métropolitains », quel que soit votre grade, statut ou fonction : rappelons une évidence : il ny aura pas de réferendum, ni dappel au volontariat, vous serez transférés !

 Bien entendu, le combat syndical s’engage ; en dehors du rapport de force sur cette question, il y aura de grandes déclarations (rien ne change, c’est comme avant, vous allez voir, c’est mieux que bien….) ; un bel exercice de COMM……

 en 2014, des décisions importantes vont être prises pour votre carrière, votre temps de travail, votre salaire

qui dit négociation, dit rapport de forces

pour pouvoir prendre en main votre avenir.

Le patronat a toujours craint l’unité syndicale et l’action collective des salariés. Sa ligne : diviser pour régner ; c’est pourquoi il organise  leur mise en concurrence et favorise par tous les moyens l’individualisme.

 Se syndiquer, c’est la volonté de ne pas rester seul(e) et isolé(e) mais d’être acteur de son avenir professionnel et social en prenant les choses en main. C’est avoir conscience que préserver les droits déjà acquis et en gagner de nouveaux n’est possible que collectivement. Face à la crise, face au patronat cupide et dévastateur, on a toujours raison de se syndiquer. Se syndiquer, cest sarmer pour mieux se défendre.