Réponse aux propos de M. Bruno JULLIARD

« Le mode de fonctionnement des conservatoires municipaux ne satisfait pas la Ville de Paris. »
Sans doute eût-il été plus honnête de dire « ne satisfait pas M. Julliard » : au niveau des parents d’élèves et des grands élèves, le principal reproche que nous entendons année après année est : il n’y a « pas assez » de CMA (Conservatoires Municipaux d’Arrondissement) ; il manque beaucoup de places pour nos enfants ; et une première inscription nécessite un véritable parcours du combattant. À notre connaissance, aucun reproche n’est fait sur la qualité de l’enseignement dispensé.

M. Julliard se livre pourtant à une charge très violente contre nos institutions, disant « Il n’est pas possible que la Ville de Paris investisse autant d’argent dans ses conservatoires et qu’ils ne bénéficient qu’aux familles aisées » (on appréciera le jusqu’au-boutisme : il n’est même pas écrit – ce qui serait encore discutable – principalement aux familles aisées), puis, assenant un coup de massue final : « [Il y a] une défaillance du service public d’éducation musicale ». (sic !)

« Tout ce qui est excessif est insignifiant », disait déjà Talleyrand. Nous pourrions qualifier ainsi les propos rapportés de M. Julliard, et ne même pas y répondre, si ce n’était que les lecteurs du Monde ont le droit d’entendre une version autre que celle qui leur a été jetée en pâture lundi dernier, sans précaution aucune.
Ainsi, outre notre propre personne, c’est tout l’édifice de notre service public d’enseignement musical spécialisé parisien qui se trouve discrédité.

Un lecteur de bonne foi, n’ayant aucun enfant inscrit dans un CMA, sera persuadé à la fin dudit article que nous ne sommes qu’un ramassis d’enseignants « élitistes », « vieux barbons réactionnaires » faisant ployer sous le joug de leur pédagogie surannée et petite-bourgeoise de jeunes pousses spontanées et inventives, éprises de liberté.
Même si ce mot n’est pas prononcé dans l’interview, il fait partie du vocabulaire habituel de M. Julliard : « élitiste ! » -la nouvelle marque d’infamie dont une certaine bien-pensance affuble tous ceux (individus ou organismes) qu’elle veut discréditer.
La belle affaire ! Arc-boutés sur une pédagogie dépassée, pratiquant une discrimination sociale dissimulée, serions-nous tous « élitistes » ?

Si être élitiste, c’est être fidèle à la tradition musicale et artistique de qualité que nous avons reçue et qu’il est de notre devoir de transmettre aux jeunes générations, en refusant de céder au laxisme et à la démagogie ambiante, alors oui : nous sommes élitistes, et entendons le rester !

Détrompons enfin les lecteurs, en leur révélant ce qui se cache derrière les termes « parcours personnalisé » et « l’année moins exigeante en termes d’apprentissage » : il s’agit tout simplement de la disparition du cours individuel, avec son irremplaçable relation enseignant/enseigné (le nécessaire face-à-face pédagogique), pour le remplacer par des cours collectifs, bien moins coûteux pour les finances de la collectivité !
Quand les économies budgétaires avancent ainsi masquées sous une pseudo-innovation pédagogique, on peut espérer que les yeux se décillent et que les consciences s’ouvrent.

Quant aux inscriptions par tirage au sort, rions pour ne pas en pleurer : sans doute par admiration pour la Cité romaine, à défaut de pain, les parents auront-ils au moins les jeux et le cirque…

Un dernier mot : dans ces propos de M. Julliard, ne cherchez pas les mots qualité ou amour de la musique ; vous ne les trouverez pas.
Ils n’y sont pas.
Jérôme ARGER-LEFÈVRE, professeur de violon au CMA VIII depuis 28 ans

Les conservatoires en grand danger !

Cher(e)s Collègues,

Ceux qui ont eu connaissance de l’incroyable article du Monde (édition électronique) de lundi 17 novembre dernier sont sous le choc ; pour ceux qui n’auraient pas encore eu le déplaisir de le consulter, voici le lien :

http://www.lemonde.fr/musiques/article/2014/11/17/conservateurs-les-conservatoires-la-ville-de-paris-veut-reformer_4524938_1654986.html

version pdf de l’article du monde « Conservateurs les conservatoires ? La Ville de Paris veut réformer »

Nous pensons que tous les agents, administratifs comme enseignants, des CMA de Paris, doivent lire cet article, afin d’être parfaitement au courant de la façon dont ils sont considérés par leur haute hiérarchie, à savoir le premier adjoint chargé de la Culture de la Ville, Monsieur Bruno JULLIARD.

La première phrase de l’article donne immédiatement le la : « Le mode de fonctionnement des conservatoires municipaux ne satisfait pas la Ville de Paris ». Aussitôt après, nous sommes accusés d’un « manque de mixité sociale, d’un mode de sélection trop précoce, et d’une formation trop académique » (sic !).
Peu après, la journaliste cite M. Julliard : « Il n’est pas possible que la Ville de Paris investisse autant d’argent dans ses conservatoires et qu’ils ne bénéficient qu’aux familles aisées. » Plus loin, M. Julliard ajoute à ces accusations « une défaillance du service public d’éducation musicale », lié à un recrutement « très sélectif et très jeune » et au caractère normé de l’enseignement. (re-sic !).

Fermez le ban, tout est dit !

À la vérité, les propos de M. Julliard sont proprement scandaleux, tant ils s’apparentent à de la désinformation vis-à-vis des lecteurs du Monde, et à de la calomnie vis-à-vis des enseignants, directeurs et administratifs des CMA. Dans ses propos, tels qu’ils sont cités dans l’article, presque chaque phrase est pernicieuse :

  • Manque de mixité sociale : rappelons à M. Julliard qu’aucun CMA ne « choisit » ses élèves, et que ces derniers sont inscrits, quelque soit le système retenu (file d’attente, standard téléphonique) par ordre d’arrivée ; et en 28 ans de carrière, je n’ai pas connaissance d’un élève refusé parce que ses parents étaient au chômage ou avaient des revenus considérés comme insuffisants ! Plus sérieusement, sans discuter la représentation des quotients familiaux élevés dans les CMA, il est évident que cette représentation suit l’évolution sociologique de la capitale, dont les prix au m2 ont inexorablement fait fuir non seulement les milieux populaires, mais aussi les cadres moyens vers la banlieue de plus en plus lointaine. Une remarque : M. Julliard devrait être heureux que beaucoup de parents dépensent 510 € pour inscrire leurs enfants, c’est ce qui permet à d’autres d’être inscrits pour 73 €, lesquels devraient payer beaucoup plus cher, sinon… enfin, on peut bien sûr déplorer la chèreté des logements parisiens, mais, d’un autre côté, cela occasionne une véritable manne financière pour la Ville, par le biais des droits de mutation… donc une plus large enveloppe pour les CMA !
  • Sélection trop précoce : comment peut-on dire cela, alors que toutes les études menées ces vingt dernières années prouvent que plus l’apprentissage de la musique est effectué très jeune, plus l’oreille se forme facilement ? On ne saurait résoudre les problèmes de manque de places dans les CMA en retardant artificiellement l’accès des enfants à des cours individuels de qualité, pour les remplacer par une garderie-saupoudrage collective délivrée même sur les paliers des écoles communales ou dans des préaux assourdissants, tant les collègues sont parfois mal accueillis dans les écoles ! D’où la vague de démission de cettre rentrée 2014 parmi nos collègues faisant les ARE…
  • Formation trop académique : nous ignorions que M. Julliard était un spécialiste de l’histoire et des sciences de l’éducation… En quoi délivrons-nous une formation « trop académique » ? L’article reste fort discret sur le sujet, hormis le passage « travailler avec des associations de musique qui ont des pédagogies innovantes » : parce que les CMA dispensent une pédagogie vieillotte et surannée ? Tous les collègues titulaires d’un DE ou d’un CA n’ont plus qu’à jeter leur diplôme aux orties en se frappant la poitrine. Dommage : après, pour certains d’entre nous, des dizaines d’années passées dans l’erreur et « l’obscurantisme pédagogique », nous aurions aimé être éclairés pour enfin marcher vers la Lumière. En effet, c’est bien cela le sous-jacent de tout le discours de M. Julliard :nous sommes des directeurs et des enseignants élitistes au service des familles aisées, bloqués dans un refus réactionnaire à dispenser notre enseignement dépassé aux enfants de famille modeste ! Voir le petit coup de patte final, l’air de rien : « une partie des conservatoires porte bien leur nom… ». Heureusement que le ridicule ne tue plus.

Le plus grave reste la phrase évoquant « une défaillance du service public d’éducation musicale » c’est tout notre édifice qui est ainsi pointé du doigt, ainsi que l’ensemble des agents qui le font tourner.

Je n’ai pas souvenir, à Paris ou ailleurs, d’un adjoint à la Culture mettant pareillement en cause son (ses) conservatoire(s) ;
je sais que l’immense majorité de nos collègues ne peut être qu’indignée par de tels propos.

Si nous ne faisons rien, ce que nous avions prédit à FO il y a un an et demi va se réaliser :

nos conservatoires vont se transformer insidieusement en MJC,
les professeurs vont être obligés de se muer en animateurs (
pour le salaire, c’est déjà fait),
lesquels n’auront plus d’élèves, mais des CLIENTS,
lesquels viendront se bricoler un « parcours personnalisé » comme on se remplit une assiette dans un self-service !

Si nous laissons faire, nous assisterons à la mort programmée de nos CMA :est-ce cela que nous voulons ?

 

Le hasard du calendrier fait que l’article de M. Julliard est sorti quinze jours avant les élections générales du 4 décembre dans la FPT.

Si quelques-uns d’entre vous avaient encore des illusions sur ses intentions, je pense qu’ils sont maintenant décillés…
La sortie de cet article, maintenant, est donc une bonne chose : tout est clair.

 

Par les bulletins de vote que vous avez en main, vous avez le seul et unique moyen d’exprimer votre refus de ce qu’on essaye de nous imposer à marche forcée depuis plus de deux ans, à savoir la liquidation démagogique de ce qui faisait le renom de nos CMA : l’excellence dispensée à tous ceux qui en faisaient la demande, amateurs ou aspirants professionnels, aisés ou pauvres, par des professeurs dûment diplômés pour la filière spécialisée d’enseignement artistique.Voilà exactement où se situe le problème, et nulle part ailleurs.Dès aujourd’hui, votez par correspondance pour FO Ville de Paris, le seul syndicat qui se soit montré clairvoyant dans ce processus délétère.
 
Nous vous renvoyons pour mémoire, ci-dessous, le mail circulaire que le syndicat vous a envoyé le 6 juin 2013 (FO vous aura prévenus : réforme ARE = CMA en danger !) ainsi que notre appel à la manifestation gréviste du mercredi 20 mars 2013 : je n’aurai pas la cruauté de citer un autre syndicat de nos CMA, lequel avait répondu par une magnifique circulaire disant « FO fait de la propagande, dormez braves gens, tout va bien. » Il se sera reconnu…

 

 

 

Réforme ARE = enseignement en dangerAVEC FO,COMPRENEZ LE DESSOUS DES CARTES !

 

Cher(e)s Collègues,

La situation actuelle des CMA est extrêmement grave : tout ce que FO avait prédit se réalise peu ou prou, parfois au-delà de nos craintes !

Toutes les catégories de personnel vont être touchées : administratifs comme enseignants, de l’agent d’accueil au directeur d’établissement, vacataires et contractuels comme titulaires.

Même si FO, allié au SUPAP, a :

  •          réussi la grève et la manifestation du 20 mars
  •          obtenu que les premières années de FM ne soient pas déléguées à l’école primaire et à nos amis PVP musique (lesquels n’ont rien demandé et n’en veulent d’ailleurs pas : voire l’article pages 80/82 sans le nº 431 d’avril 2013 de La Lettre du Musicien)
  •          obtenu que l’admission dans les CMA ne passe plus par le filtre d’une commission
  •          mais aussi et surtout que le principe du volontariat soit seul appliqué pour envoyer des enseignants de CMA dans les écoles, tout le reste – et même des éléments nouveaux particulièrement inquiétants que je développerai plus bas – se concrétise, notamment par le biais du projet de délibération 2013 DAC 468, lequel devrait être examiné en CTP le 13 juin, et voté au Conseil de Paris le 8 juillet. [joint]

 

Examinons à la loupe ce projet de délibération :

  •          Il concerne tout le monde, enseignants comme administratifs

Pour les administratifs (titre III) :

  •          Il ne répond pas au sous-effectif chronique : les vingt postes seront insuffisants au regard de toutes les nouvelles tâches
  •          les administratifs non-titulaires ne doivent pas être discriminés, et doivent bénéficier des heures supplémentaires et des primes liées aux nouvelles sujétions
  •          les stipulations de l’article 6 dérèglementent totalement le rythme de travail des agents, sans que l’article 8 n’offre mieux que quelques miettes compensatoires

Pour les enseignants (titre II) :

  •          s’il apparaît plus « soft », il n’en est rien : il comprend ainsi une véritable bombe à retardement à l’Art 2 § 3 : « une gestion annualisée du temps de travail des accompagnateurs peut être mise en place en fonction des nécessités de service » Quand l’on sait que c’est la DAC qui définit unilatéralement ces nécessités, nos amis accompagnateurs doivent s’attendre à des fins de trimestre ultra-chargées…
  •          pourquoi préciser de façon redondante, à l’article 4, que leurs heures de face-à-face pédagogique sont de 16 ou 20h hebdo, alors que dans les décrets constitutifs de leurs corps, dès l’origine, il est dit « la durée hebdomadaire des cours est de 16 ou 20h hebdo » ? Ne prévoieraient-ils pas déjà de « sortir » les animations péri-scolaires du décompte des cours, pour les faire rentrer sous une autre forme dans leurs missions ?
  •          Plus généralement, ce sont l’ensemble des garde-fous contenus dans les statuts des corps des PEA et ASEA que nous pressentons attaqués de façon hypocrite et sournoise : il a été réclamé, lors des discussions autour de ce projet de délibération, que la mention de nos 35 semaines travaillées figure en toutes lettres ; malgré des paroles d’aquiescement, rien n’apparaît dans la dernière version…

 

Quant à nos amis PVP musique, il faut savoir qu’ils faisaient déjà de nombreux ateliers en milieu scolaire, gratuits, et notamment beaucoup de chorales ; la plupart de ces ateliers vont disparaître, les cartes étant rebattues.

Résultat : on détruit ce qui existait (parallèlement, quelques professeurs de CMA volontaires faisaient des interventions dans les écoles depuis des années) et donnait satisfaction à tous, pour :

  •          mettre un bazar sans nom dans l’organisation interne des CMA et des ecoles
  •          proposer à certains PVP, engagés dès la rentrée 2013 par des directeurs de CMA, de continuer à faire ce qu’ils faisaient auparavant (chorales, etc.), mais en étant appointés par la DAC au lieu de la DASCO (belle avancée : la montagne accouche d’une souris !)
  •          devant l’extrême faiblesse des « volontaires », dans les CMA, pour aller faire de l’animation péri-scolaire dans les écoles, se tourner vers des structures privées pour combler le vide, créant ainsi un regrettable mélange public/privé avec tous les risques que cela comporte
  •          mettre une pression parfois scandaleuse sur les enseignants vacataires, sur lesquels s’exerce, dans certains établissements, un véritable chantage à l’emploi (« si vous voulez garder ou augmenter vos heures l’année prochaine, allez dans les écoles »…), d’où une inégalité patente de traitement entre les arrondissements
  •          en dernière extrémité, proposer à nos propres étudiants en DEM d’aller s’exercer dans les écoles… gratuitement – ce qui prouve la considération et la reconnaissance qu’attache la DAC à ces pratiques d’animation !

Nous terminerons en évoquant toutes les menaces qui pèsent depuis des années, de façon plus ou moins sourde, sur les statuts particuliers des corps d’enseignants artistiques (Filière culturelle) de la FPT en général, et de la Ville de Paris en particulier, sachant que la spécificité parisienne est condamnée à moyen voire court terme.

En effet, sporadiquement, depuis tout le territoire, quelques groupuscules de DRH ou de DGS contestent leurs temps pédagogiques hebdomadaires particuliers, ainsi que la durée réelle de leurs vacances, sans même essayer de comprendre d’où cela vient.

Nous vous joignons une nouvelle preuve de cet activisme, avec la lettre envoyée par le Président du Conseil Général de Savoie, Monsieur Hervé GAYMARD, à Madame Aurélie FILIPPETTI, dans laquelle il demande à la Ministre une « clarification législative » (sic!), prenant en compte un élargissement des missions ainsi qu’une indispensable réorganisation du temps de travail… Qu’en termes galants ces choses-là sont dites !

Voilà pourquoi nous en venons à dire que l’ARE n’est qu’un cheval de Troie commode, pour la DAC, afin de changer de façon drastique et unilatérale nos conditions de travail et l’exercice même de notre métier pour les années et générations futures ! Sans vouloir être grandiloquent, c’est l’Histoire qui se joue en ce moment pour toute la filière artistique de la Fonction Publique Territoriale : la Ville de Paris, en voulant à tout prix appliquer la réforme dès 2013, est le véritable « laboratoire d’essai » de ces visées gouvernementales.

 

Par conséquent, cher(e)s collègues administratifs et enseignants, il nous va falloir être hyper-vigilants dans les semaines et mois à venir :le malheur des adminsitratifs ne fera pas le bonheur des enseignants, et réciproquement ; la DAC s’attaque aux uns maintenant, pour mieux s’attaquer aux autres ensuite.

 

Nous sommes TOUS dans le même bateau.

 

 

 

Appel à la grève le mercredi 20 mars, toute la journée, pour tous les personnels des CMA(quelque soit leur grade, leur fonction et leur statut) :Enseignants spécialisés (PEA et ASEA), personnel administratif, d’accueil et technique ; titulaires, contractuels ou vacataires

 

Restons mobilisés même si la Direction des Affaires Culturelles semble reculer pour appliquer sa réforme drastique (qui va bien plus loin qu’un simple retour à la semaine de 4,5 jours),

 

Une réforme, mauvaise en 2013,ne deviendra pas meilleure en 2014 !

 

Si nous ne voulons pas devenir des animateurs d’appoint demain, ni des « bouche-trous » de temps scolaire et/ou périscolaire après-demain, réagissons ! Unissons-nous !

 

TOUS EN GRÈVE MERCREDI 20 MARS !!

 

Un préavis de grève a été déposé selon la Loi auprès de la DAC ; aucune mesure de rétorsion ne peut donc être prise à votre encontre si vous exercez votre droit.

  •          Si vous faites grève 55mn, la DAC ne pourra vous retirer qu’une heure de votre traitement mensuel
  •          Si vous faites grève une heure ou plus, la DAC ne pourra vous retirer qu’un jour, soit 1/30è de votre traitement mensuel

 

Nous avons également besoin de collègues enseignants pour manifester 31 rue des Francs-Bourgeois, devant la DAC (cette manifestation a elle aussi été déclarée à la Préfecture de Police).

Si quelques profs de cuivres et de percu pouvaient venir avec leurs instruments, cela serait parfait (si le temps le permet, bien entendu !)

 

Nous sommes en passe de remporter une première victoire, maintenons la pression !!!

Élections du 4 décembre 2014 à la Ville de Paris un enjeu capital

Le 4 décembre, tous les agents des 3 fonctions publiques, soit près de 5,4 millions de personnes, sont appelés aux urnes simultanément pour les élections professionnelles. Ces élections tiennent compte des nouvelles dispositions sur la représentativité syndicale depuis la loi du 5 juillet 2010 sur la rénovation du dialogue social.

Les agents vont désigner pour 4 ans leurs représentants au sein de différentes instances, équivalentes aux comités d’entreprise du privé, comme les comités techniques ou les commissions administratives paritaires.

Ces élections arrivent dans un moment clef, dans un contexte extrêmement difficile pour la Fonction publique, avec le gel le point d’indice depuis 2010, la réduction des embauches, l’augmentation de la précarité, et des conditions et des souffrances au travail de plus en plus insupportables. Avec peu de perspectives d’amélioration, peu d’évolution dans les carrières, la remise en cause des 35 heures et de l’âge de départ à la retraite…

Manuel Valls use de la même arme budgétaire que ses prédécesseurs pour réduire le budget de la Fonction publique.

F.O s’est clairement positionnée contre la RGPP, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, le gel du point d’indice. Aujourd’hui nous avons deux gros chantiers: la réforme territoriale et un volet de la réforme de l’Etat qui annonce une super régionalisation et met notamment en danger les personnels des départements. Nous devons nous battre pour la survie du statut des fonctionnaires et des services de l’État à l’échelle du département».

A PARIS, 65.000 électeurs salariés de la Ville de Paris ; tout grade, de tout statut (agent public titulaire, contractuel, vacataire, emploi aidé..) tous métiers confondus ( de l’éboueur au directeur de conservatoire, de la gardienne d’école à la conférencière de musée, de l’agent d’accueil au cadre …) ; toutes et tous vont voter le jeudi 4 décembre prochain dans 44 centres de vote ou par correspondance, le même jour pour leurs représentants pour 50 C.A.P (commission administrative paritaire) et 24 C.T (comité technique).
Rappelons que, conformément au Statut de la Fonction Publique, les fonctionnaires participent par l’intermédiaire de leurs délégués siégeant dans des organismes consultatifs, à l’organisation et au fonctionnement des services publics, à l’élaboration des règles statutaires et à l’examen de décisions individuelles relatives à leur carrière.

Le CT central : sa compétence concerne les sujets communs à l’ensemble de la Ville et les questions transversales impactant la situation des agents dans les domaines suivants:

  •  L’organisation et le fonctionnement des services ;
  • L’évolution de la structure de la Ville ;
  • Les grandes orientations relatives aux effectifs, emplois et compétences ;
  • Les grandes orientations en matière de politique indemnitaire ;
  • La formation, l’insertion et la promotion de l’égalité professionnelle ;
  • Le bilan social ;
  • Les aides éventuelles à la protection sociale complémentaire des personnels et à l’action sociale.

Les résultats des élections au CT central détermineront en outre la répartition des droits syndicaux et des moyens mis à la disposition des OS par la Ville.

Ces résultats déterminent donc notre représentativité ; c’est-à-dire les droits syndicaux (heures de décharge, moyens matériels, locaux…) qui donnent la capacité à votre organisation syndicale à défendre vos droits matériels et moraux (votre fiche de paye, votre temps de travail et vos RTT…)

Le 4 décembre, un vote utile pour chacun et pour tous : F.O

Pour mémoire : Sur le fondement des résultats des élections au CT central, seront désignés par les organisations syndicales, en fonction de leur représentativité, les représentants du personnel au CHSCT central (qui remplacera le CHS central après les élections) ainsi qu’au CSAP.

Les CT de direction : CT de direction et de service sont compétents pour examiner pour avis les questions relevant du périmètre d’activités de la direction:

  • L’organisation et le fonctionnement de la direction;
  • Les évolutions de la direction ayant un impact sur les personnels ;
  • Les grandes orientations relatives aux effectifs, emplois et compétences ;
  • La formation, l’insertion et la promotion de l’égalité professionnelle ;
  • Le bilan social de la direction.

Les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)

Ils constituent une émanation des comités techniques. Les membres des CHSCT de directions et du CHSCT central seront respectivement désignés en fonction des résultats aux Comités techniques de directions et au CT central. Le CHSCT est compétent pour examiner pour avis les questions de :

  • Protection de la santé et de la sécurité des agents dans leur travail ;
  • Questions relatives à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail des agents.

Le conseil supérieur des administrations parisiennes (CSAP)

En raison de la spécificité parisienne, il s’occupe de toutes les questions d’ordre statutaire relatives au personnel. Il est réuni également en tant qu’organe disciplinaire de recours. Les représentants du personnel au CSAP seront désignés par les organisations syndicales sur le fondement des résultats des élections au CT central de la Ville et de ceux des administrations parisiennes.

Le Jeudi 4 décembre prochain,
Il n’y aura qu’un seul tour pour vous exprimer !!!
Seul votre bulletin de vote permettra à Force Ouvrière
de défendre vos droits et votre fiche de paie.

Un petit résumé disponible au format pdf