Courrier à Madame Fleur PELLERIN, ministre de la culture et de la communication

Cher(e)s Camarades,

Nous vous invitons à bien vouloir trouver en pièce jointe, le courrier que la fédération a adressé à Madame Fleur PELLERIN, ministre de la culture et de la communication.

Celui-ci vient en soutien mais aussi renforcer les positions prises par les organisations syndicales de ce secteur culturel, qui s’élèvent contre la décision de supprimer les subventions du ministère aux conservatoires non adossés à des pôles supérieurs.

Pour notre fédération, une telle décision remettrait en cause et de facto aurait une incidence néfaste à la pratique et apprentissage/perfectionnement dans les domaines artistiques dispensés dans les conservatoires.

Aussi, afin de revendiquer le rétablissement de ces subventions, nous avons sollicité un rendez-vous avec la ministre.

Bonne lecture,

Nous vous tiendrons informés de la suite de nos actions.

Amitiés syndicales,

Le secrétariat fédéral

Lire le courrier adressé à Mme Fleur PELLERIN

TOUS au RASSEMBLEMENT contre la fermeture du CEFP de Pontourny

Mercredi 27 mai 2015

De 11h à 15h place de l’Hôtel de Ville

Nous appelons l’ensemble des agents de la Ville de Paris à se mobiliser contre la fermeture du CEFP de Pontourny

Nos organisations syndicales représentatives revendiquent l’ouverture de véritables négociations concernant :

L’arrêt des fermetures d’établissements et des réorganisations de service à marche forcée.

– Une réelle prise en compte des risques psychosociaux et de la souffrance au travail dans le cadre du DUERP (Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels).

Aussi, nous demandons :

· à la Maire de Paris le retrait du projet de fermeture du CEFP de Pontourny

· que les mesures prises illégalement pour le reclassement des agents soient suspendues

· le maintien de l’activité du CEFP avec le rétablissement du processus des admissions pour répondre aux besoins du Bureau d’Aide Sociale à l’Enfance (BASE).

· que les mesures de réorientations des jeunes vers d’autres établissements ou dispositifs parisiens soient stoppées.

Aujourd’hui c’est la casse du CEFP de Pontourny et demain qui sera le suivant ?

Rappel :

contre la fermeture du Centre éducatif et de formation professionnelle (CEFP) de PONTOURNY.

Le CEFP de PONTOURNY, situé à Beaumont-en Véron ( Indre et Loire) dépend du service de l’aide sociale à l’enfance du Département de Paris. Il accueille, en internat, des adolescents en difficulté, issus de Paris et de la région parisienne qui sont placés par les juges pour enfants dans le cadre de la protection de l’enfance et depuis 2002, il prend en charge des mineurs isolés étrangers .

Cet établissement dispose de 42 places d’accueil et emploie une cinquantaine d’agents (travailleurs sociaux, enseignants, infirmiers, personnels de logistique) relevant du statut de la fonction publique hospitalière.

Le 15 avril dernier, ces agents ont eu la stupeur d’apprendre par des représentants de la DASES (direction de l’action sociale de l’enfance et de la santé) qui se sont déplacés de Paris, pour l’occasion, que Mme Anne Hidalgo Maire de Paris et présidente du Conseil Départemental a décidé de la fermeture du centre en juin 2016, sans qu’au préalable aucune instance paritaire ( CTE et CHSCT) en a été informée.

Les raisons invoquées sont l’éloignement du CEFP de la région parisienne ! mais aussi le souci de l’administration de favoriser le rapprochement des jeunes avec leur famille ! arguments cyniques et irrecevables du fait que la plupart des jeunes accueillis n’ont aucun représentant légal sur le territoire ou pour qui, les juges ont préconisé un éloignement.

Alors quelles sont les véritables raisons ? si ce n’est celles de réduire les dépenses du Département de Paris pour répondre à la politique de réduction des déficits publics, en application du Pacte de Responsabilité du gouvernement et reprise par la Maire de Paris par le biais du budget d’austérité du Département de Paris

La nouvelle est un véritable coup de massue pour les agents qui depuis plus d’une dizaine d’années, se sont investis pour assurer leur mission de protection de l’enfance auprès de jeunes mineurs et majeurs afin de leur permettre une insertion professionnelle et de les sortir de la grande précarité.

Les personnels jugent cette décision incompréhensible alors que le centre répond à des besoins réels de protection et d’éducation, de formation et d’intégration alors même que la Maire de Paris et le Conseil de Paris se félicitent du dispositif d’accueil des mineurs isolés étrangers

L’administration propose aux salariés un plan d’accompagnement individualisé pour aller travailler ailleurs. Mais où ailleurs ? alors que tous les conseils départementaux voisins réduisent leur dépenses de fonctionnement et de personnel (dans le cadre des conséquences du Pacte d’Austérité) et ne recrutent plus, et sous quel statut ? Est-ce que les agents de Pontourny devront faire 600 km par jour pour travailler sur Paris afin de sauvegarder leur emploi ?

Quelle sera par ailleurs l’avenir des 42 adolescents accueillis dans le centre ?

Avec leurs organisations syndicales dont Force Ouvrière et les élus locaux également mobilisés, les salariés de Pontourny refusent la fermeture du CEFP et exigent le maintien des 49 emplois et des 42 places d’accueil.

Ils ont d’ores et déjà organisé la riposte par un rassemblement réunissant 300 personnes avec les élus locaux devant le centre de Pontourny, en adressant un courrier à Mme TAUBIRA ministre de la justice et Mme Marisol TOURAINE ministre des affaires sociales pour qu’elles reçoivent une délégation des personnels du CEFP, en alertant les élus du conseil de Paris sur la nécessité du maintien de l’établissement de Pontourny, de ses missions et des emplois.

De son côté le syndicat Force Ouvrière de la ville de Paris a fait part à Mme La Maire de Paris de son soutien aux revendications des agents de Pontourny et a demandé une audience syndicale en urgence pour l’annulation de cette décision de fermeture.

Nous sommes solidaires de cette lutte engagée par les syndicats, les élus, le personnel et nous demandons à la Maire de Paris d’arrêter cette fermeture tant qu’il en est encore temps.

Les personnels et les jeunes de ce Centre doivent savoir qu’ils peuvent compter sur l’organisation FO pour les soutenir.