LE DIMANCHE N’EST PAS UN JOUR COMME LES AUTRES

Pour confirmer le bien-fondé des actions grévistes récentes des bibliothécaires de la Ville de Paris, nous vous remercions de lire attentivement l’article (ci-joint) paru dans l’édition du Monde en date du mardi 25 mars 2014. Tout ce que nous ne voulons pas y figure, noir sur blanc, à croire que nos très chers Hiérarques l’ont téléphoné…

Ne nous y trompons pas : la DAC utilise la tactique du salami : découpant par petites tranches l’existant en l’étalant sur la durée, le tout sans qu’il y ait eu un vrai débat sur la place de la lecture publique et la valeur du réseau des bibliothèques parisiennes !  F.O appelle les personnels des bibliothèques à se mobiliser pour organiser le rapport de force nécessaire pour éviter cette découpe qui préfigure d’autres « transferts » et reconfigurations !

Il faut que cesse l’obstination de la Ville de Paris de privilégier l’événementiel au détriment du service public quotidien auprès des parisiens. Actuellement, ce sont les personnels qui voient leurs conditions de travail se détériorer, qui doivent faire face aux dysfonctionnements, ralentissements, blocages, qui doivent assumer auprès des usagers les choix de la Mairie en terme d’économie budgétaire.

article du Parisien
article du Monde

La culture de proximité est en danger !

Un gouffre entre les discours politiques et les choix budgétaires réels.

Restructuration et mutualisation sont les deux mots clés qui définissent la politique de la Ville de Paris et de la Direction des Affaires Culturelles.

A titre d’exemple, depuis 2009, la Ville de Paris organise le festival littéraire Paris « en toutes lettres ». mais avec des financements par le biais d’une association qui a assuré l’édition de brochures luxueuses, alors que les budgets « animation » sont en décroissance !

Il faut que cesse l’obstination de la Ville de Paris de privilégier l’événementiel au détriment du service public quotidien auprès des parisiens. Actuellement, ce sont les personnels qui voient leurs conditions de travail se détériorer, qui doivent faire face aux dysfonctionnements, ralentissements, blocages, qui doivent assumer auprès des usagers les choix de la Mairie en terme d’économie budgétaire.

Les personnels des bibliothèques de la Ville de Paris réaffirment leur désir et volonté de défendre  une politique de lecture publique dynamique et de proximité aux services de tous les publics.

Ne nous y trompons pas : la DAC utilise la tactique du salami : découpant par petites tranches l’existant en l’étalant sur la durée, le tout sans qu’il y ait eu un vrai débat sur la place de la lecture publique et la valeur du réseau des bibliothèques parisiennes !  F.O appelle les personnels des bibliothèques à se mobiliser contre cette décision qui préfigure d’autres « transferts » et reconfigurations !

C’est la mise en place d’une nouvelle organisation du réseau où les bibliothèques n’auront pas la même valeur et dont l’entité ne sera plus l’établissement mais le secteur.

Cette restructuration aurait pour but une nouvelle organisation du travail à l’intérieur du réseau. Elle s’appuierait sur une mutualisation des personnels, une mutualisation des moyens, une mutualisation des collections avec des moyens de contrôle plus grands (Chronosgestor, quatre secteurs avec quatre « Super- Chefs »).

Le devenir du SDE n’est toujours pas défini. Ce ne sont pas les informations fluctuantes voire contradictoires, notamment sur les effectifs et les missions, qui sauraient nous rassurer. Il ne vous a pas échappé que l’ancien responsable du SDE a été «placardisé» à l’insu de son plein gré à compter du premier octobre 2013, après un long règne où le nombre d’agents est passé de 120 à 82. Sa mission était-elle achevée ?

Une mutualisation des personnels, c’est: 

  • la possibilité du déplacement d’un agent sur plusieurs sites d’un même secteur.
  • Une organisation des congés dépendant de plusieurs établissements.

L’objectif probable étant une réduction des personnels et un fonctionnement à flux tendu, le rôle des « super- chefs » étant d’organiser ces mouvements.

Une mutualisation des moyens, c’est :

  • des amplitudes d’horaires variables (les petites bibliothèques pourraient ouvrir moins, pour que les grandes puissent éventuellement ouvrir plus tard, ce que préfigure déjà le projet de fusion Vaugirard/ Yourcenar)
  • Des quotas par genre pour la constitution des collections ?

Contre tous ces projets dangereux. Pour nos conditions de travail et un service public de proximité de qualité que nous défendons chaque jour : c’est maintenant qu’ils faut se mobiliser !

Un renseignement, une intervention
Tel : 01 43 47 84 54
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