23 ème Congrès des syndicats de la Confédération FO

Cher(e)s Camarades,

Notre Conseil syndical avait mandaté plusieurs camarades pour porter vos revendications au 23ème Congrès des syndicats de la Confédération FO s’est tenu du 2 au 6 février 2015 à Tours.

Celui-ci a rassemblé près de 3 000 délégués mandatés par leurs syndicats.

Après le rapport moral et d’activité présenté, au nom du Bureau confédéral, par Jean Claude MAILLY, 163 délégués, tout secteur confondu, sont intervenus, démontrant ainsi la vivacité de notre organisation libre et indépendante, dans un contexte marqué par l’austérité et les attaques venant de toute part, et qui sont dirigées contre les droits collectifs.

Vous pouvez redécouvrir la totalité des interventions, dont celle de notre Secrétaire Général, Didier BERNUS, sur le site de la confédération.

Le rapport d’activité a été adopté à 97,07 %, celui de la trésorerie à 97,44 %. Ces résultats sont l’expression que le mandat donné par le précédent congrès confédéral de Montpellier, a bien était respecté.

Les quatre résolutions : la générale ; la protection sociale ; la sociale et l’Outre Mer, ci-jointes, ont été adoptées à quasi unanimité.

La résolution générale (ci-jointe) se conclut sur la nécessité de préparer le rapport de force :

« L’arrêt de l’austérité, le retrait du pacte de responsabilité, du projet de loi « Macron » et de la réforme territoriale, la défense des services publics, du statut de la fonction publique, parties constituantes de la République, de la protection sociale, des conventions collectives et l’augmentation générale des salaires nécessitent une réaction interprofessionnelle.

Construire le rapport de force à même de faire reculer le gouvernement et le patronat et faire aboutir les revendications de FO est indispensable.

Dans ce cadre, le congrès se félicite du rassemblement national du 16 décembre 2014 à Paris ayant permis de réaffirmer les positions et revendications de FO.

Tout en soulignant que l’action commune bien définie, sur des revendications claires, est un gage d’efficacité, le congrès arrête le principe d’une journée nationale de grève interprofessionnelle et de manifestations, dont une à Paris, contre l’austérité et pour l’aboutissement des revendications ».

Le Comité Confédéral National qui s’est réuni le samedi 7 février, a élu le nouveau Bureau Confédéral, la Commission Exécutive, la commission des conflits et la commission de contrôle..

Vous en souhaitant bonne lecture et préparons la Grève Interprofessionnelle

Amitiés syndicalistes

Pour le Conseil

Le S.G

Bertrand VINCENT

RÉSOLUTION GÉNÉRALE DU CONGRÈS FO DE TOURS

DISCOURS DE JEAN CLAUDE MAILLY

Réponse aux propos de M. Bruno JULLIARD

« Le mode de fonctionnement des conservatoires municipaux ne satisfait pas la Ville de Paris. »
Sans doute eût-il été plus honnête de dire « ne satisfait pas M. Julliard » : au niveau des parents d’élèves et des grands élèves, le principal reproche que nous entendons année après année est : il n’y a « pas assez » de CMA (Conservatoires Municipaux d’Arrondissement) ; il manque beaucoup de places pour nos enfants ; et une première inscription nécessite un véritable parcours du combattant. À notre connaissance, aucun reproche n’est fait sur la qualité de l’enseignement dispensé.

M. Julliard se livre pourtant à une charge très violente contre nos institutions, disant « Il n’est pas possible que la Ville de Paris investisse autant d’argent dans ses conservatoires et qu’ils ne bénéficient qu’aux familles aisées » (on appréciera le jusqu’au-boutisme : il n’est même pas écrit – ce qui serait encore discutable – principalement aux familles aisées), puis, assenant un coup de massue final : « [Il y a] une défaillance du service public d’éducation musicale ». (sic !)

« Tout ce qui est excessif est insignifiant », disait déjà Talleyrand. Nous pourrions qualifier ainsi les propos rapportés de M. Julliard, et ne même pas y répondre, si ce n’était que les lecteurs du Monde ont le droit d’entendre une version autre que celle qui leur a été jetée en pâture lundi dernier, sans précaution aucune.
Ainsi, outre notre propre personne, c’est tout l’édifice de notre service public d’enseignement musical spécialisé parisien qui se trouve discrédité.

Un lecteur de bonne foi, n’ayant aucun enfant inscrit dans un CMA, sera persuadé à la fin dudit article que nous ne sommes qu’un ramassis d’enseignants « élitistes », « vieux barbons réactionnaires » faisant ployer sous le joug de leur pédagogie surannée et petite-bourgeoise de jeunes pousses spontanées et inventives, éprises de liberté.
Même si ce mot n’est pas prononcé dans l’interview, il fait partie du vocabulaire habituel de M. Julliard : « élitiste ! » -la nouvelle marque d’infamie dont une certaine bien-pensance affuble tous ceux (individus ou organismes) qu’elle veut discréditer.
La belle affaire ! Arc-boutés sur une pédagogie dépassée, pratiquant une discrimination sociale dissimulée, serions-nous tous « élitistes » ?

Si être élitiste, c’est être fidèle à la tradition musicale et artistique de qualité que nous avons reçue et qu’il est de notre devoir de transmettre aux jeunes générations, en refusant de céder au laxisme et à la démagogie ambiante, alors oui : nous sommes élitistes, et entendons le rester !

Détrompons enfin les lecteurs, en leur révélant ce qui se cache derrière les termes « parcours personnalisé » et « l’année moins exigeante en termes d’apprentissage » : il s’agit tout simplement de la disparition du cours individuel, avec son irremplaçable relation enseignant/enseigné (le nécessaire face-à-face pédagogique), pour le remplacer par des cours collectifs, bien moins coûteux pour les finances de la collectivité !
Quand les économies budgétaires avancent ainsi masquées sous une pseudo-innovation pédagogique, on peut espérer que les yeux se décillent et que les consciences s’ouvrent.

Quant aux inscriptions par tirage au sort, rions pour ne pas en pleurer : sans doute par admiration pour la Cité romaine, à défaut de pain, les parents auront-ils au moins les jeux et le cirque…

Un dernier mot : dans ces propos de M. Julliard, ne cherchez pas les mots qualité ou amour de la musique ; vous ne les trouverez pas.
Ils n’y sont pas.
Jérôme ARGER-LEFÈVRE, professeur de violon au CMA VIII depuis 28 ans

Connaître ses droits

« Les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement, l’indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire. »
« Le montant du traitement est fixé en fonction du grade de l’agent et de l’échelon auquel il est parvenu, ou de l’emploi auquel il a été nommé. »

Ces deux alinéas de l’article 20 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires constituent le socle unique de la grille indiciaire pour l’ensemble des fonctionnaires. Après, tout reste réellement à faire. Malgré notre combat quotidien se traduisant dans les faits par de notables avancées, force est de constater que les attentes légitimes des agents en matière de recrutement, d’avancement et de rémunération, ne sont pas complètement satisfaites.

Bien souvent, les collègues ont le sentiment que leur avancement est automatique, naturel. Il n’en est rien ! Sans l’action permanente des représentants syndicaux, bien des droits seraient remis en cause, des acquis supprimés.

N’hésitez pas à contacter les délégués FO

Les délégués Force Ouvrière sont à votre service:

  • Pour une demande d’audience auprès du chef de service.
  • Dans le cadre d’une procédure disciplinaire, en accompagnant l’agent lors d’un ou des entretien(s) avec sa hiérarchie ou de la consultation de son dossier, ils peuvent assurer aussi la défense de l’agent devant le Conseil de discipline.
  • Ils sont aussi présents sur le terrain pour informer les agents des modifications statutaires en cours, leur faire part des revendications défendues par leur syndicat. Pour ce faire, ils peuvent distribuer des tracts, organiser des réunions d’informations ou rencontrer les agents en dehors des heures de travail.
  • Vous pouvez également les contacter, par exemple lors d’une réorganisation de votre service, en cas de difficultés avant une procédure disciplinaire ou sur un problème ponctuel.

Un renseignement, une intervention
Tel : 01 43 47 84 54
syndicat.fo@paris.fr