Métropole du Grand paris: où en sommes nous ?

A l’heure où s’installe en Ile-de-France la mission de préfiguration chargée de la mise en place de la Métropole du Grand Paris (MGP) créée par la loi MAPAM du 27 janvier dernier, nous devons dénoncer la création de la Métropole du Grand Paris, véritable outil de liquidation sophistiquée de nos statuts, de nos services et de nos emplois.

Pourtant les enjeux sont d’importance : emploi, développement économique, services publics, logement, transports…, statut des personnels.

Chaque jour apporte son lot de nouvelles sur la révision de la carte des régions.

Le vendredi, l’Aquitaine fusionne avec le Limousin, et quelques jours plus tard, c’est « un mariage à trois » avec le Poitou-Charentes. Même chose pour la Champagne-Ardenne qui devait fusionner avec la Picardie et se verrait rattachée à l’Alsace et la Lorraine…

La fédération Force Ouvrière des personnels des services publics et de santé suit avec attention ce qu’il faut bien appeler des tractations entre les exécutifs régionaux, par députés interposés, et voit ses analyses confirmées.

Dans ces circonstances, il est évident que les agents concernés ont de quoi être inquiets quant à leur avenir professionnel. La méthode employée pour mettre en musique cette nouvelle carte augure mal de la manière dont les services, et donc nous les agents vont être traités.

Aucune mesure visant à garantir les droits collectifs n’est prévue. De plus, le regroupement des collectivités va entraîner un regroupement des Services et des Directions, synonyme, à terme, de suppressions de postes budgétaires.

Dernière nouvelle, qui ajoute à l’incertitude ambiante, le droit d’option offert aux départements. Ceux-ci, tant qu’ils existent encore bien sûr, pourront éventuellement demander à être rattachés à une région différente. Même si ce processus est encadré, et a priori, ouvert pour une durée limitée, il risque d’avoir des conséquences importantes.

Force Ouvrière condamne fermement le projet de loi en cours de discussions, qui n’a d’autre objectif que de donner des gages de bonne volonté à l’Union Européenne et aux marchés

Elle dénonce les conséquences sur les dizaines de milliers d’agents régionaux, allant du changement d’employeur à un éventuel changement de lieu de travail ; quid de leurs conditions de travail, de leur rémunération, de leur carrière ?

Elle dénonce l’aggravation des inégalités territoriales et le risque d’éclatement du territoire de la République que fait courir la création de futures baronnies régionales.

Grand Paris danger !

Paris Métropole

LOI nº 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles

 

LA CASSE DU SERVICE PUBLIC S’ACCENTUE !

 

Tous les jours, ce gouvernement comme son prédécesseur, diminue un peu plus les droits des citoyens en réduisant le champ de l’action publique… FO va tout mettre en œuvre pour que la Fonction Publique cesse d’être la variable d’ajustement d’une politique ultra-libérale ! 

 F O dénonce les récents désengagements de l’Etat, ce renforcement du mitage territorial et du «tout-urbain» par la création des métropoles au motif de « compétitivité », et cette organisation de la suppression progressive du Département et de l’échelon communal. Force Ouvrière s’inquiète également d’un éventuel pouvoir réglementaire d’adaptation aux régions.

 Pour Force Ouvrière, cette logique va entrainer un accroissement des inégalités et une différenciation du droit d’une région à l’autre, d’une métropole à l’autre. Elle remet en cause l’indivisibilité, la cohérence, la lisibilitè, l’unicité et, du coup, l’égalité républicaine, c’est-à-dire l’égalité de droit. L’austérité est désastreuse socialement, économiquement et démocratiquement. Faire des économies en bradant la République nest pas admissible

 A Paris, la constitution d’une intercommunalité à fiscalité propre unique rassemblant Paris et toutes les communes de la petite couronne, par fusion des dix-neuf intercommunalités existantes, vise à simplifier l’organisation administrative dès la mise en place de la mission de préfiguration.

 Concernant la logique de fonctionnement dun EP, pour l’avoir observé au niveau national avec des camarades F.O, les effets à craindre:

Une course effrénée aux ressources propres. Une accélération de l’autonomie (concurrence entre services). Le recours accru à l’externalisation (moins disant budgétaire et social). Des équipes peu associées aux orientations stratégiques et aux programmations. Une augmentation réelle de la charge de travail dans les services assortie de réductions d’effectifs. Obsession des chiffres et du « reporting« . Logique comptable de la performance financière. Règlements d’établissement « maison« .

Pour F.O, c’est NON !!!

 On a déjà donné : le CRECEP (ex-laboratoire des eaux de la Ville), les musées de la Ville de Paris, le centre de santé Saint Marcel ont déjà subi ce type de transformations !

 On connaît ceux qui vont tirer un bénéfice de ces opérations :

le futur directeur de l’EP et une ptite poignée d’heureux « chargés de mission » ; pour le reste du millier d’agents : ils vont servir de « variable d’ajustement« 

 pour les agents de la Ville ou du Département de Paris, si vous êtes dans le périmètre des « services dintérêts métropolitains », quel que soit votre grade, statut ou fonction : rappelons une évidence : il ny aura pas de réferendum, ni dappel au volontariat, vous serez transférés !

 Bien entendu, le combat syndical s’engage ; en dehors du rapport de force sur cette question, il y aura de grandes déclarations (rien ne change, c’est comme avant, vous allez voir, c’est mieux que bien….) ; un bel exercice de COMM……

 en 2014, des décisions importantes vont être prises pour votre carrière, votre temps de travail, votre salaire

qui dit négociation, dit rapport de forces

pour pouvoir prendre en main votre avenir.

Le patronat a toujours craint l’unité syndicale et l’action collective des salariés. Sa ligne : diviser pour régner ; c’est pourquoi il organise  leur mise en concurrence et favorise par tous les moyens l’individualisme.

 Se syndiquer, c’est la volonté de ne pas rester seul(e) et isolé(e) mais d’être acteur de son avenir professionnel et social en prenant les choses en main. C’est avoir conscience que préserver les droits déjà acquis et en gagner de nouveaux n’est possible que collectivement. Face à la crise, face au patronat cupide et dévastateur, on a toujours raison de se syndiquer. Se syndiquer, cest sarmer pour mieux se défendre.